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  • Photo du rédacteurValentine Laurent

Présence au présent

La pleine conscience

Imaginez un instant rester simplement dans l’instant présent. Sans vous soucier de ce qu’il faut faire à manger ce soir, sans vous ronger les ongles parce qu’il y a trois jours vous avez rigolé trop fort pendant une réunion avec votre patron. Simplement respirer, et sans aucun jugement, observer ce que vous ressentez, les différentes pensées, sensations, émotions qui peuvent émerger en vous. Puis revenir à votre respiration, calme, régulière, et vous sentir apaisé.


Depuis les dernières années, la pleine conscience est devenue un sujet tendance, tout le monde en parle et on l’associe beaucoup à des aspects positifs comme la paix intérieure, le bien-être, et de manière générale, au développement personnel. Au delà de ces aspects, la pleine conscience est une discipline si l'on peut dire, qui va au delà du développement personnel et qui peut être comparée à un mode de vie.



Les origines de la pleine conscience

La pleine conscience est originaire de la tradition bouddhiste. Elle est pratiquée depuis des millénaires, et depuis quelques temps, a été « occidentalisée » par le docteur Jon Kabat -Zinn. En effet, afin d’apaiser les maux de ses patients atteints de douleurs chroniques, il a mis en place un programme de méditation basé sur la pleine conscience. Il s’est alors rendu compte qu’en plus d’aider ses patients à gérer la douleur, la pleine conscience permettait aussi de diminuer leur niveau de stress, d’anxiété et de dépression.


A l’heure actuelle, on peut trouver différents programmes basés sur la pleine conscience, avec des approches différentes. Les plus connues et les plus répandues sont le MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction) ou encore le MBCT (Mindfulness Based Cognitive Therapy).


Mais qu’est-ce que la pleine conscience ?

Les bouddhistes définissent la pleine conscience comme un état de conscience clair et lucide de ce qui arrive réellement à nous et en nous, et ce, aux différents moments perçus qui se suivent.

En psychologie, il existe différentes façons de définir la pleine conscience. Ainsi, on va définir la pleine conscience soit comme un état (donc qui a une durée déterminée), ou comme une disposition ou un trait (comme quelque chose d’inhérent à la personne).


La pleine conscience en tant qu’état, est donc définie comme le fait de prêter attention, d’une certaine façon, intentionnellement et sans apporter de jugement au moment présent, c’est un état éphémère.


La pleine conscience en tant qu'état peut être apparentée à la pratique de méditation de pleine conscience. Et, on considère que cette pratique de la pleine conscience (donc le fait de se mettre volontairement dans un état de pleine conscience), va permettre d’améliorer la disposition à la pleine conscience. Donc en gros, plus on fait de la pleine conscience, plus on a tendance à être une personne disposée à vivre en pleine conscience au quotidien.


La pleine conscience en tant que disposition quant à elle, est définie comme une prédisposition à être présent au présent ; c’est une prise de conscience des expériences vécues dans l’instant présent, via une non-distraction du moment, et ce, de manière prolongée dans le temps, moment après moment. C'est un peu comme un trait de caractère, avec des personnes qui auront une tendance à être conscients de l'instant présent, de leurs sensations internes et externes au quotidien.


Quels sont les effets de la pleine conscience ?

Beaucoup d’études s’intéressent aux effets de la pleine conscience. D’ailleurs, la pleine conscience fait partie du champ de recherche de la psychologie positive, puisqu’il semblerait que sa pratique permette d’améliorer le fonctionnement des êtres humains. Et oui, la pleine conscience favoriserait un meilleur fonctionnement exécutif, un niveau de stress plus bas et une meilleure régulation émotionnelle, entre autre.


Alors on inspire, on expire, on prend conscience de l'instant présent, et on continue sa journée en acceptant ce qui est, tel que c'est.



 

Sources

Brown K. W., & Ryan R. M. (2003). The Benefits of Being Present: Mindfulness ad Its Role in Psychological Well-Being. Journal of Personality and Social Psychology, 84(4): 822- 848.


Kabat-Zinn, J. (1982). An outpatient program in behavioral medicine for chronic pain patients based on the practice of mindfulness meditation: Theoretical considerations and preliminary results. General Hospital Psychiatry, 4: 33-47.


Kabat-Zinn J., (1990). Full Catastrophe Living: Using the Wisdom of Your Body and Mind to Face Stress, Pain, and Illness. New York, NY: Delacorte


Kabat-Zinn, J. (1994). Wherever you go, there you are: mindfulness meditation in everyday life. New York: HyperionNyanaponika Thera (1972, p.5)


Mallya S., & Fiocco A. (2015). Effects of Mindfulness Training on Cognition and Well-Being in Healthy Older Adults. Mindfulness.


Prakash, S.R., Hussain, M.A., & Schirda, B. (2015). The Role of Emotion Regulation and Cognitive Control in the Association Between Mindfulness Disposition and Stress. Psychology and Aging, 30(1): 160 – 171.


Segal, Z. V., Williams, J. M. G., & Teasdale, J. D. (2002). Mindfulness based cognitive therapy for depression: A new approach to preventing relapse. New York: Guilford.

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