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  • Photo du rédacteurMaelle Rouquet

Jamais mieux que chez soi


Bienvenue dans ma Maison, mon Foyer, mon Domicile, mon Chez-moi, mon Cocon, mon QG, mon Repère secret, ma Batcave, mon Antre, mon Château, etc.



Enfin bienvenue

...


Finalement non

...


Sortez siouplaît

...



J’vous connais pas tant que ça au fond et j’suis pas sûre de vouloir ce degré d’intimité (déso pas déso).



Aaaaaaaaaaaaah !


Maintenant que j’ai retrouvé la quiétude de mon appartement je me sens bien plus à l’aise pour écrire cet article. Cette introduction à la subtilité incroyable vous aura certainement fait comprendre qu’aujourd’hui je compte vous parler de vos maisons ou qu’importe le nom que vous lui donnez. Ce lieu spécial qui se résume à bien plus que quelques murs et je ne suis pas la seule à le dire.


Alberto Eiguer, un psychiatre et psychanalyste français, s’est notamment penché sur la question, il décrit cet espace comme un lieu de vie et de bien-être traversant le temps et se transformant avec ses occupants. L’auteur fait une analogie entre la maison et le corps, les murs font office de peau et les différentes pièces représentent les fonctions vitales. Et notre inconscient dans tout ça ? Il s’exprimerait à travers la manière dont on habite la maison.


Si je considère ma maison comme le prolongement de moi-même, l’incarnation immobilière de ma personne et que je suis plutôt réfractaire à l’idée d’y faire entrer des inconnus ou des « connaissances », est-ce que ça signifie que je veux laisser entrer personne dans ma vie et que je finirai seule ???



Bon. C’est peut-être pas à comprendre de manière aussi littéral hein.


L’idée à retenir est que le lieu que l’on considère comme notre chez-nous (ce n’est pas forcément celui où l’on vit au quotidien d’ailleurs) a une place toute particulière, il est, ou a été, investi par les humains et/ou animaux avec qui on le partage. On expérimente des désirs, des souffrances, des souvenirs (et des secrets que ma sœur a juré de garder si elle ne veut pas que je dévoile les siens).


L’attachement à la maison est de l’ordre de l’affectif !


Au niveau inconscient, la maison nous isole et nous protège du monde extérieur, elle trace une frontière qui protège la vie privée et préserve l'intime. A l’intérieur de la maison, l’individu peut se libérer du regard extérieur, abandonner le masque qu’il porte en public, il y a le visage qu’on montre en société, celui qu’on montre en privé et celui qui n’appartient qu’à nous. Alberto Eiguer avance la théorie qu’il y a une peau pour l’être (la peau physiologique) et une peau pour le paraître (la peau-maison).


Cette conceptualisation repose sur le principe que la maison réunit les conditions pour en faire un lieu sécurisant. Lorsque la maison devient menaçante à cause de ce qu’elle représente, ce qu’elle contient, les gens qu’elle abrite, alors elle ne peut plus tenir son rôle de barrière de protection.



Tout ne se passe pas au niveau inconscient, au milieu de tout ça y’a nous et notre envie compulsive d’acheter ce joli miroir en rotin et cette enceinte connectée et ce grand poster et cette plante à suspendre et...


Pour se sentir bien chez soi on ne doit pas seulement habiter la maison mais se l'approprier, la sentir vibrer, elle doit être en cohérence avec ce qu’on est.


Chose plus aisée lorsque l’on vit seule (on vous voit vous disputer à IKEA pour choisir la couleur des rideaux) !



La maison peut également être le 1er lieu de transmission, notamment lorsqu’il s’agit du domicile familial car elle est partagée par les membres de la famille. Elle est donc le contenant privilégié de la culture familiale faite de valeurs, de représentations, de rituels et d'habitudes. Elle se transmet par le biais de récits, de la mémoire familiale et par l’imitation des comportements des aînés. En habitant le foyer familial, l’individu habite et s'approprie sa culture familiale !


La maison est et restera un lieu spécial même lorsqu’on l’a quitté ! Personnellement mes yeux s’attardent toujours sur la maison de mon enfance lorsque le hasard me fait passer dans sa rue. Même sous la peinture qui doit les recouvrir aujourd’hui je sais que les marques mesurant ma prise de centimètres d’année en année sont toujours là sur les murs (les cadavres de poissons rouges et de hamsters enterrés dans le jardin aussi accessoirement).







 

Sources :


> Eiguer, A. (2016). La maison, un lieu de vie et de bien-être. Enfances & Psy, 72(4), 17-28.



Pour aller plus loin :


> https://www.youtube.com/watch?v=dZZArMbFj3w&ab_channel=PaintyCloud


(Est-ce que je vous donne un lien vers un tuto pour construire une table basse en palettes ? Oui.)



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