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La psychologie Cognitive

Cogito ergo sum

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"Je pense donc je suis", c'est René Descartes lui même qui l'a dit.

 

Le terme cognition renvoie au latin cogitio qui signifie "connaissance, action d’apprendre". La cognition, est donc l'ensemble des activités mentales qui portent sur les connaissances : leur acquisition, stockage, transformation, et utilisation.

Attention : Le terme connaissance est à prendre au sens large, il ne s'agit pas seulement des connaissances scolaires mais aussi de toutes les informations acquises tout au long de la vie, au contact de notre environnement. 

 

Ainsi, la psychologie cognitive est une sous-discipline de la psychologie qui étudie, aux côtés d'autres sciences cognitives comme les neurosciences, la linguistique ou encore l'intelligence artificielle, les processus d'acquisition, d'organisation et d'utilisation de nos connaissance. Ces différents processus sont sous-tendus par ce qu'on appelle des fonctions cognitives. 

Les Grandes Fonctions Cognitives

La perception : 

La perception renvoie à tous les mécanismes et procédures qui nous permettent de prendre connaissance du monde qui nous entoure, grâce à nos sens : vision, ouïe, odorat, kinesthésie, goût, toucher, etc.

Comme peuvent en témoigner les illusions d'optiques, nos perceptions ne sont pas le reflet direct du monde. Elles sont biaisées par les interprétations que fait notre cerveau en fonction du contexte dans lequel nous percevons.

La mémoire : 

La mémorisation est ce qui nous permet d'acquérir de nouveaux souvenirs. On peut découper ce processus en trois étapes : l'encodage (lorsque l’information entre dans notre cerveau), le stockage (le fait de garder cette information) et la récupération (ressortir l’information). La mémoire quant à elle serait l'espace de stockage contenant tous ces souvenirs. Il existe deux grands types de mémoires en fonction de leur capacité de stockage : 

  • La mémoire à court termes : elle permet de retenir des choses de manière très rapide, mais elle a une capacité limitée, on ne peut retenir que quelques éléments pendant une assez courte durée. C'est celle qui vous permet, par exemple, de retenir un code avant de le noter. 

  • La mémoire à long terme : elle permet de retenir des choses pendant très longtemps mais il est plus difficile de stocker un souvenir dedans. Les souvenirs qui s'y trouvent sont généralement des évènements marquants ou des éléments que l'on à fait l'effort de retenir (Ex : Le corbeau et le renard de La Fontaine)

 

On considère également différents types de mémoires en fonction de leurs contenus. Il y a la mémoire sémantique qui stocke toutes les connaissances générales que vous avez sur le monde (Ex : Paris est la capitale de la France), la mémoire procédurale qui stocke tous vos savoir-faire (Ex : faire du vélo) et la mémoire épisodique qui stocke tous les souvenirs propres a votre vécu personnel (Ex : votre dernier voyage). 

L'attention : 

L'attention correspond à la prédominance d'une forme d'activité à un instant donné, sur toutes les autres formes d'activités possibles à ce même moment. Il existe plusieurs types d'attention : 

  • L'attention sélective : elle permet de faire le tri entre les informations de notre environnement utiles pour ce que nous sommes entrain de faire à l'instant T et celles qui ne le sont pas et qu'on appelle le bruit cognitif. Exemple : lorsque vous êtes dans un contexte avec beaucoup de bruit et que soudain vous entendez votre prénom au milieu d'une discussion que vous n'écoutiez pas. 

  • L'attention soutenue : elle permet de rester concentré sur les éléments que l'attention sélective a sélectionné, malgré le bruit cognitif qu'il y a autour. Exemple : lorsque vous lisez un livre dans les transports en commun et que votre regard reste focalisé dessus alors que pleins de choses bougent autour de vous.

  • L'attention divisée : elle permet d'être concentré sur plusieurs éléments à la fois. Néanmoins, l'attention allouée a chacun des éléments est moins grande que si on se concentrait sur un seul de ces éléments à la fois. Exemple : lorsque vous utilisez votre téléphone en conduisant

Le raisonnement : 

Le raisonnement est une activité mentale qui se fonde sur l'observation d'une situation et aboutit à une conclusion. Il s'agit d'une activité que l'on réalise quotidiennement, parfois même sans s'en rendre compte. Cette activité peut s'avérer très simple (Ex : conclure qu'il a plu cette nuit car ma voiture est mouillée) comme plus complexe (Ex : résoudre une énigme). 

Les 3 grands types de raisonnement sont : 

  • Le raisonnement déductif : il se caractérise par le fait que la conclusion est forcément vraie dès lors que les prémisses le sont. Exemple : Je sais que tous les Mercredi il y a Top Chef à la télé. Raisonnement déductif : il y a Top Chef à la télé (prémisse) donc nous sommes Mercredi (conclusion).

  • Le raisonnement inductif : il consiste à généraliser une observation menée plusieurs fois. Exemple : Toutes les personnes du signe astrologique vierge que je connais sont organisées. Raisonnement inductif : Les vierges sont organisés. Ce type de raisonnement est plus sensible à nos biais car il n'a aucune valeur logique. Mais il est utile pour raisonner dans nos activités quotidiennes car si nous ne réalisions que des raisonnements logiques, il serait beaucoup plus difficile de tirer des conclusions et prendre des décisions. 

  • Le raisonnement par analogie : il consiste à calquer une situation connue sur une situation inconnue ou mal connue. Exemple : plus les touches d'un xylophone sont petites, plus le son est aigu. Raisonnement par analogie : plus les cordes d'une harpe sont courtes, plus le son est aigu. 

Le langage :

Le langage est la capacité qui nous permet de communiquer de manière écrite ou parlée. Cette fonction à un caractère social puisqu'elle nous permet d'interagir, de partager nos connaissances, etc. Le langage est aussi très lié à la pensée puisque l'acte de penser passe souvent par un langage intérieur que l'on se fait à soi-même. 

 

La Psychologie Cognitive dans l'Histoire de la Psycho

 

 

Comme les autres domaines de la psychologie, la psychologie cognitive s’est développée grâce aux différents courants de pensée qui ont ainsi permis de mieux comprendre le fonctionnement cognitif, mais aussi d’améliorer les méthodes de recherche et d’analyse en psychologie.

 

Les premiers laboratoires : 

 

La naissance de la psychologie expérimentale marque le début de la psychologie comme science.

C'est à Wilhelm Wundt, psychologue, philosophe et professeur des universités allemand que l’on doit le premier laboratoire de psychologie expérimentale en 1879. Cela a permis d’introduire une certaine rigueur dans la méthodologie de la recherche en psychologie, notamment avec l’apport des statistiques. 

C’est Hermann Ebbinghaus, qui va introduire l’étude des fonctions supérieurs en psychologie expérimentale. Ce dernier va étudier la mémoire et plus précisément les apprentissages. Il est associé au courant associationniste* anglais qui cherche à comprendre comment des associations de pensées peuvent avoir comme résultat une forme d’apprentissage (*Associationnisme = courant philosophique concernant l’esprit et la connaissance, lié à l’empirisme).

On étudiera dans un premier temps les fonctions de bases comme la perception. Et oui, Wundt considérait à cette époque que la psychologie expérimentale ne permettait pas d’étudier les fonctions dites supérieures (e.g., la mémoire, l’attention, le raisonnement, etc.).

Les courants de base : 

Par la suite, apparait le courant de la Gestalt, ou psychologie de la forme. Ce courant de pensée qui s’est développé en Allemagne dans les années 1910, considère que le tout diffère de la somme des parties car les parties s'influencent entre elles. Ainsi, on comprendra mieux un phénomène dans son ensemble plutôt qu’en étudiant ses différentes parties.

Les pères fondateurs de ce courant de pensée sont trois psychologues allemands : Max Wertheimer,  Kurt Koffka et Wolfgang Köhler. La gestalt s’intéresse surtout au champ de la perception et à l’insight (i.e., quand on découvre subitement la solution du problème, souvent l’insight est imagé par une ampoule qui s’allume comme par magie), parmi d’autres centres d’intérêt bien entendu.

 

Dans un désir de vouloir rendre la psychologie plus objective, John Broadus Watson va initier le courant de pensée behavioriste, de « behavior » en anglais qui signifie « comportement ». Le principe du behaviorisme est d'étudier un comportement (R) donné en réponse à un stimulus (S). D'après ce courant, l’étude de ce qui se passe entre le stimulus et la réponse, "la boîte noire", ne relève pas de la psychologie, puisqu’on ne peut pas l’observer objectivement.

Le cognitivisme :

 

C'est en opposition au courant behavioriste et grâce au développement des nouvelles technologies que le cognitivisme émerge. On considère alors qu’il est possible d’étudier les mécanismes de pensée des individus, en gros, d’étudier l’intérieur de "la boîte noire".

L’un des acteurs importants du cognitivisme est Donald Broadbent, psychologue anglais, travaillant notamment sur l’attention. Son sujet de recherche le pousse à considérer le fonctionnement cognitif comme une machine qui va traiter les informations.

 

Pour faire plus simple, le cerveau serait comme un ordinateur (avec des cartes graphiques, des cartes mémoires, etc.), et la cognition ca serait les différents logiciels qu’il y a dans l’ordinateur, avec une mémoire de travail par exemple ou encore une mémoire à long terme. Quand il y a un nouvel environnement, il est intégré dans la surface de l’ordinateur et mis en commun avec les différentes connaissances déjà présentes ce qui permet à l’individu d’interagir avec son environnement en fonction de ce qui est présent et ce qu’il connait !

Evidemment, cette image est très réductrice et l’être humain et sa cognition sont beaucoup plus complexes qu’une simple machine, mais c’est une image assez parlante. 

Aujourd’hui de nouveaux courants apparaissent encore, comme celui de la cognition incarnée. Il existe encore des divergences au sein du courant, mais en règle générale, celui-ci propose de replacer la cognition dans un ensemble, ancrée dans le vivant, dans l’interaction de l’individu avec son environnement interne et externe. On comprend la cognition en prenant en compte les comportements, l’environnement, le corps et le cerveau de la personne. Ainsi, la cognition dépend des différentes particularités du corps, de l’état de la personne, et de son interaction avec son environnement.

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